Ces dernières semaines, les images tournent en boucle.
De la maltraitance animale. Des tracteurs sur les routes. Des visages marqués. Des voix fatiguées qui crient leur ras-le-bol.
La colère des agriculteurs, mais surtout leur détresse, est devenue impossible à ignorer.

Et moi, depuis la ferme de mes grands parents, je regarde tout cela avec un nœud dans le ventre.
Parce que derrière ces blocages, il y a des femmes et des hommes. Des familles. Des vies entières consacrées à nourrir les autres.

Cela me touche d’autant plus que mes grands parents étaient agriculteurs.

Alors une question s’impose :
👉 Et nous, consommateurs (consomm’acteurs), quel rôle jouons-nous dans tout ça ?

Derrière la colère, il y a surtout une immense fatigue. Et un gros ras le bol.
Fatigue de voir leurs produits payés toujours moins cher.
Fatigue de jongler avec des charges toujours plus lourdes, des normes de plus en plus incohérentes, et un système qui semble les écraser plutôt que les soutenir.

Il ne s’agit pas ici de politique, ni de chiffres compliqués.
Il s’agit de sens.
Du sentiment de ne plus vivre dignement de son travail.
De produire de la nourriture essentielle… sans reconnaissance réelle.

De l’injustice des mises en concurrences avec d’autres pays qui ne disposent pas des mêmes règles pour produire.

Quand on prend le temps d’écouter leurs témoignages, on comprend une chose :
👉 Cette crise agricole est aussi le miroir de notre société de surconsommation.

Depuis des années, on nous a habitués à vouloir toujours plus, toujours moins cher.
Des étals pleins toute l’année.
Des fraises en hiver.
Des prix cassés qui semblent “normaux”.

Encore aujourd’hui, j’entendais une cliente à l’épicerie du coin demander du raisin pour Noel !

Mais derrière ces prix bas, quelqu’un paie toujours le vrai coût.
Souvent, ce sont les agriculteurs.

Consommer moins et mieux, ce n’est pas une punition.
C’est un choix conscient.
Choisir la qualité plutôt que la quantité.
Acheter moins, mais acheter juste.

À la campagne, depuis que je vis en tiny house, cette réalité est encore plus visible.
Quand on vit près de la terre, quand on voit pousser, quand on plante, quand on récolte, on comprend la valeur réelle de ce que l’on mange.
Rien n’est anodin. Rien n’est “gratuit”.

Pas besoin de tout révolutionner du jour au lendemain.
Chacun peut agir, à son échelle, simplement.

  • 🌾 Acheter local et de saison, quand c’est possible. Oublie les tomates en hiver. Oublie les fraises à Noel.
  • 🚜 Soutenir les circuits courts : marchés, producteurs locaux, AMAP. Tu verras que bien souvent, les prix sont compétitifs !
  • 🍽️ Réduire le gaspillage alimentaire, en cuisinant plus simplement.
  • 💰 Accepter de payer le juste prix, quand on le peut.
  • 🌱 Revenir à une alimentation plus sobre, moins transformée, plus respectueuse (votre santé vous dira merci).

Ce sont de petits gestes, mais mis bout à bout, ils ont un réel impact.

Je n’ai pas toujours consommé ainsi.
Moi aussi, j’ai rempli des caddies sans trop réfléchir.
Moi aussi, j’ai cru que “pas cher” était une bonne affaire.

Puis il y a eu la campagne.
Mon jardin.
Les saisons qui rythment les récoltes.
Le plaisir de faire soi-même, même imparfaitement.

Le gout et les saveurs des produits du jardin !

Planter, attendre, rater parfois, et réussir aussi !
Discuter avec des producteurs.
Comprendre le travail derrière chaque fruit, chaque légume.

Aujourd’hui, je consomme moins.
Mais je consomme mieux.
Et surtout, je consomme en conscience.

Certes, la réalité du porte monnaie est toujours là et encore aujourd’hui mon budget alimentation n’est pas extensible.

Mais je préfère 1000 fois faire d’autres choix alimentaires de qualité plutôt que d’acheter de la m**** venant de l’autre bout du monde.

Bye bye les haricots verts du Kenya, l’ail d’argentine, les pommes de nouvelles Calédonie, la viande de l’autre bout de l’Europe, comme on peut souvent le voir au supermarché !

Regarder l’origine du produit et faire le choix d’acheter local quand cela est possible, c’est selon moi un acte militant en faveur de nos agriculteurs.

La colère des agriculteurs nous bouscule.
Elle nous oblige à regarder notre façon de consommer, sans culpabilité, mais avec honnêteté.

Et si soutenir l’agriculture française commençait dans nos cuisines ?
Dans nos choix du quotidien ?
Dans cette envie de revenir à l’essentiel ?

Consommer moins et mieux, ce n’est pas revenir en arrière.
C’est peut-être, au contraire, avancer vers quelque chose de plus juste, de plus humain et de plus vivant 🌾

Et vous, quel petit changement pourrait vraiment faire la différence pour soutenir les agriculteurs au quotidien ?

Merci de m’avoir lue 💛

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