Ces derniers temps, il faut bien l’avouer… l’actualité mondiale n’a rien de très réjouissant.

Alors, pendant mes deux semaines de congés, j’ai ressenti un besoin presque instinctif : m’éloigner du bruit du monde pour revenir à ce qui est là, juste sous mes yeux.

Le chant du merle en fin de journée.
Les mésanges qui s’activent pour construire leur nid.
Les bourgeons qui se transforment doucement en fleurs un peu partout dans le jardin…

Autant de petits miracles du quotidien que l’on oublie parfois de voir, simplement parce qu’on ne prend plus le temps de regarder.

Je ne dirais pas que je suis une grande passionnée de désherbage…
Mais je dois reconnaître que j’y trouve quelque chose d’apaisant.

Prendre soin d’une plate-bande de fraises, nettoyer les adventices dans mon jardin mandala…
Ce sont des gestes simples, et pourtant, à partir du moment où je le fais en pleine conscience, tout change.

Le mental se calme.
Les pensées ralentissent.
Je reviens à l’instant présent.

C’est un peu comme une méditation les mains dans la terre.

Et puis, il y a cette satisfaction toute simple : celle de voir un carré potager nettoyé et « propre », prêt à accueillir la vie.

Je ressens une joie particulière à chaque printemps, à l’idée de réaliser mes propres semis.

Faire ses semis, c’est un geste banal en apparence… mais tellement puissant !

Il y a quelque chose de magique dans le fait de déposer une graine dans la terre.

Une simple graine de tomate, si petite…et pourtant capable de produire des kilos de fruits.

Idem pour une graine de courge qui pourra donner plusieurs potirons par exemple…

Il y a une forme d’abondance dans cette vision, et cela me reconnecte au pouvoir créateur que nous avons tous de faire pousser le plus simplement du monde des fleurs, des fruits et des légumes.

Quand nous sommes arrivés à la ferme, il n’y avait rien.

Juste une pâture à vaches. Un grand espace rempli de tellement de potentiel !

Petit à petit, nous avons imaginé, dessiné, planté.

Créé des espaces de vie.
Des coins pour se reposer.
Deux nouveaux vergers. Des centaines de petits fruitiers (cassis, groseilles, …)
Des zones laissées volontairement sauvages pour accueillir la biodiversité.

Quatre ans plus tard, après beaucoup d’énergie, de doutes parfois, mais surtout énormément de cœur… je commence à voir apparaître le lieu de vie dont j’avais toujours rêvé.

Et ce qui me touche le plus, ce n’est pas seulement le jardin. C’est la vie qui y revient.

Des hérissons, des chouettes, de nouvelles espèces d’oiseaux et d’insectes qu’on n’observait pas avant ici… 🦉🦔

C’est comme si le terrain devenait également un lieu refuge pour des animaux et des insectes.

Les fleurs s’y multiplient, les arbres se développement doucement mais surement.

Il m’arrive souvent de me balader sur le terrain, juste pour observer.

Voir l’évolution des bourgeons.
Sentir les saisons changer.
Comprendre le rythme du vivant.

Au fil du temps, nous avons façonné ce lieu avec des formes douces, arrondies… inspirées de celles que l’on retrouve dans la nature.

Aujourd’hui, ce lieu est devenu mon refuge. Un endroit qui m’apaise profondément et me nourrit (et qui me manque quand je n’y suis pas !).
Et dans le fond, c’est peut-être ça le plus beau : prendre soin d’un lieu… qui, en retour, prend soin de nous.

Et vous, qu’est-ce que votre jardin vous apporte ? (si vous avez la chance d’en avoir un)

Dites-le-moi en commentaire, j’adore vous lire 💚

Et si vous avez envie d’aller plus loin et de commencer simplement à cultiver vos propres fruits, je vous partage mon guide “Fraises Addict” pour faire vos premières récoltes, même en débutant 🍓