Il est des choix de vie que l’on ne prévoit pas. Des chemins que l’on n’aurait jamais imaginé emprunter… et qui pourtant changent tout. Aujourd’hui j’avais envie de vous parler plus en détail d’un choix de vie que j’ai fait il y a 4 ans : vivre en colocation… avec ma grand-mère.

Non pas dans la même maison, mais sur le même lieu. Pratique pour cela la tiny !

Se connaître réellement… enfin

Je crois qu’avant cette expérience de vie commune, je ne connaissais pas ma grand mère. Du moins pas bien.

Nos rencontres se résumaient souvent à un déjeuner dominical, un café rapide… avec cette petite pression en arrière-plan : il fallait déjà penser au retour, à la route, au travail du lendemain. Le quotidien tout simplement.

Dans ces moments-là, on ne prend pas vraiment le temps.
On ne creuse pas.
On ne se rencontre pas profondément.

En venant vivre auprès d’elle, j’ai découvert son histoire, ses souvenirs, ses habitudes ! J’ai pu vraiment prendre le temps de la rencontrer à nouveau, différemment.

Il faut dire que nous avons la chance de partager une passion commune : le jardin et les plantes !

Je me souviens que plus petite, quand nous lui offrions des bouquets de fleurs, elle récupérait souvent les tiges fanées pour tenter des boutures. A ce moment là, je ne comprenais pas vraiment. Pourquoi s’embêter à faire cela ?

Ce n’est que plus tard que j’ai compris.

N’ayant pas beaucoup de moyens financiers, elle avait appris à ne rien gaspiller.

À multiplier les plantes gratuitement
À récupérer les graines.
À cultiver son potager.

Le bon sens paysan, tout simplement. Aujourd’hui je me rends compte que je fais exactement la même chose. 😂

Ca fait tellement sens pour moi maintenant !

Une jolie récolte du jardin 🧡

Un choix de vie que je n’aurais jamais imaginé

Si l’on m’avait dit, il y a dix ans, que je viendrais vivre à côté de ma grand-mère… J’aurais probablement ri ! 😜

Moi qui ai toujours eu besoin de liberté, cette idée n’était pas du tout quelque chose qui aurait pu m’emballer !

Et puis… La vie nous emmène parfois sur des chemins que nous n’aurions jamais imaginé prendre.

Revenir vivre dans la prairie de la ferme familiale, dans ma tiny house, a été l’un des plus beaux cadeaux de ma vie.

Créer un lieu de vie sur ce terrain de jeux d’un hectare…
Imaginer un espace différent, dans la continuité de ce que mes grands-parents avaient construit…

Tout cela fait profondément sens pour moi.

C’est ici que je me sens à ma place et que je construit peu à peu mon lieu refuge.

Un lieu dans lequel je me sens bien et en harmonie avec la nature et le vivant qui m’entoure.

Notre tiny house dans son écrin de verdure 🌱

Vivre à proximité pour rompre l’isolement

Quand je repense à la période du COVID, ma grand-mère était seule (mon grand-père était décédé quelques années plus tôt).
Seule dans cette grande ferme.
Et moi, j’habitais à 180 km.

Je ne pouvais pas venir la voir.

Je crois que comme pour beaucoup de personnes, cette période a vraiment été un déclic.

Comment pouvait-on laisser des personnes âgées isolées si longtemps ?
Comment accepter cette distance imposée ?

Deux ans plus tard, nous arrivions à la ferme à bord de notre tiny house. 😁🏡

Aujourd’hui, cette proximité me rassure énormément.

Ma grand-mère a fêté ses 87 ans en janvier dernier. Elle n’a plus la même énergie, évidemment.

Mon compagnon et moi l’aidons pour faire ses courses chaque semaine, nous gérons les RDV chez le médecin et chez le coiffeur, nous lui rentrons du bois pour se chauffer, lui amenons ses œufs qu’elle prenait tant plaisir à ramasser il y a encore peu de temps. Nous assurons une veille quotidienne, mais surtout nous partageons les petites choses de la vie.

Et le plus précieux dans tout ça, c’est qu’elle peut continuer à vivre chez elle, dans ce lieu qu’elle a toujours connu.

Et ça, ça n’a pas de prix.

Ma grand mère en pleine récolte de pommes de terre 😊

Une relation précieuse

Je sais aujourd’hui que chaque moment compte.

Une discussion, un café, un sourire…
Ces instants simples sont devenus précieux.

Parfois, je n’ai pas l’énergie d’aller la voir en rentrant du travail. Mais j’y vais quand même.

Parce que je sais aussi que tout peut s’arrêter du jour au lendemain.

Et je sais déjà qu’elle me manquera terriblement.

Mais pour l’instant, je choisis de vivre pleinement ces moments.

Simplement.
Avec gratitude.

Et si vivre à la campagne, c’était aussi ça ?

Vivre à la campagne, ce n’est pas seulement cultiver un jardin ou ralentir le rythme.

C’est aussi retrouver l’essentiel.
Créer du lien.
Prendre soin de ceux qu’on aime.

Et parfois… revenir là où tout a commencé.

Et vous ?

Avez-vous déjà envisagé de vivre plus près de vos proches ou de créer votre propre lieu refuge à la campagne ?
Je serais ravie de lire votre expérience en commentaire 🌿

Parce que parfois, les plus grands bonheurs sont les plus simples 🩷🍓